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Je m’appelle Peggy, j’ai 38 ans, j’ai souffert longtemps de l’endométriose, cette épreuve qui m’a fait grandir et qui est maintenant loin derrière moi de par mon ressenti, mes derniers contrôles médicaux, ma vie sans douleur et par le chemin parcouru sur la voie de la guérison.
Comme c’est peut-être le cas pour vous, alors que je suivais une voie sans trop me questionner, un jour, quelques mois après mes 30 ans, tout a basculé face à l’arrivée plutôt brutale de cette maladie dans ma vie.
Mais quelle vie? Une vie avec des douleurs mensuelles intenses mais qui ne m’inquiétaient pas plus que ça parce que…. « ben c’est normal ma pauvre c’est ta condition de femme »… mais une vie également emplie de stress professionnel, de fêtes, de mauvaise alimentation, d’abus divers. Mon cycle? Quel cycle? je ne connaissais pas et cela ne m’intéressait pas : la pilule en continu, du paracétamol et anti-inflammatoires et c’est reparti pour un tour entre deux crises de douleur insoutenable.
Alors, avec recul, je comprends tellement que mon corps ait craqué et m’ait dit stop. Bien sûr j’aurais préféré qu’il le fasse d’une manière moins brutale ou alors une jambe cassée, mais il a choisi et il fallait peut être que cela soit de cette manière pour que je m’arrête, pour que je sois obligée de me regarder vraiment.. car une jambe cassée, avec le recul n’aurait pas été assez.
Le déclencheur, un syndrome du choc toxique suivi d’un kyste chocolat rompu. Une opération plus tard je ressors de l’hôpital avec un mot mis sur dix-sept années de douleurs : endométriose.
Face à la maladie, j’ai ressenti de l’injustice, de la solitude, car oui on vit des moments si durs que nos proches ne peuvent l’imaginer, j’ai ressenti beaucoup de colère aussi, colère contre le monde entier, les médecins, les traitements, les amis qui ne sont pas présents comme on l’aurait pensé.
En plus de la souffrance physique s’ajoute la peur, peur de se faire opérer, de souffrir encore, de ne jamais avoir d’enfants et, tout simplement parfois la peur de mourir.
Toutefois, au fil des 6 opérations en urgence et d’une fécondation in vitro qui n’a pas fonctionné, le changement opérait, un changement interne profond, qui s’ancre peu à peu; un changement qui est passé par le respect de mon corps, le respect de mon âme et de ma féminité.
Le moment le plus marquant de mon parcours est une hospitalisation en 2013, une opération des poumons pour cause d’’une complication liée à l’endométriose. Quelques jours avant cette intervention alors que j’avais besoin d’assistance respiratoire, j’avais fait une liste de tout ce que je désirais faire si je m’en sortais. Cette liste je l’ai encore et elle mentionne des choses si simples dont la plus forte : respirer seule…
Alors chaque fois que quelque chose de dur m’arrive, je pense à cette liste et je me dis…. « tu respires »… et je souris et sais que tout ira bien et que je dois lâcher-prise et faire confiance à plus grand que moi.
Les médecins me disaient que le stade de la maladie (stade IV) était trop important pour une opération qui occasionnerait trop de risque au vu de mes douleurs qui selon eux étaient faibles en rapport à ce qu’ils voyaient lors des opérations en urgence et scanner. Fin 2014, après l’échec de la fécondation in vitro je n’envisageais pas de tenter un nouvel essai car j’avais une image si négative de mon corps, de mon utérus qu’on me décrivait (et que je ressentais) comme si hostile, sombre, collé, inhospitalier. Comment un bébé pourrait-il avoir envie de s’installer quelques mois dans un tel environnement? Alors je me suis renseignée, j’ai trouvé un des meilleurs chirurgiens pour m’opérer et l’opération a été une réussite. Une opération compliquée, en deux temps. Un total de 14 heures. Et puis ensuite… la libération… plus de douleurs, des cycles enfin réguliers, le bonheur. Entaché par une rupture quelques mois plus tard, rupture douloureuse mais qui finalement tout comme cette maladie m’a permis de me retrouver, de me trouver, de vivre pour moi, en accord profond avec celle que je suis.
La maladie m’a fait prendre conscience de mes forces, de mes envies et de l’importance de trouver le juste équilibre qui me convient et m’a donné l’envie de soutenir les femmes qui en ont besoin sur le chemin du bien-être et de la découverte de soi. La maladie m’a aussi permis de rencontrer des femmes qui ont un parcours similaire, des personnalités magnifiques et une force incroyable. Des femmes avec qui échanger, se plaindre, rire, s’inquiéter, s’épancher… de vraies soeurs avec qui partager.
J’ai été opérée en novembre 2015 et depuis 3 ans maintenant je n’ai plus aucune douleur et j’ai appris à aimer mon cycle et ce sang qui s’écoule chaque mois. Aucune récidive, aucun kyste. Un dernier contrôle il y a une année avant mon départ en voyage où je suis ressortie avec les conseils de ce grand chirurgien qui m’a opérée : « continuez ainsi, continuez à manger comme vous le faites, continuez le yoga, la méditation et faites vous plaisir ». Et c’est ce que je fais.
Je reviens un peu en arrière dans cette histoire car elle en comprend une autre. Alors que j’étais en convalescence et long arrêt de travail après une opération est venue l’envie de partager : sur le chemin de la guérison, j’ai fais une formation de coaching en santé et nutrition afin de comprendre ce qui m’arrivait, comment fonctionnait mon corps, quelle alimentation privilégier car j’étais un peu perdue avec toutes les informations que je trouvais. J’ai créé un compte instagram (end0uceur), une page Facebook (une vie en douceur) et ce blog,où je partage mon parcours, ce qui m’a aidé et fais du bien. Petit à petit un réseau s’est créé et j’ai commencé à faire des coachings. De plus en plus intéressée par ce qui touche au féminin, aux cycles et au corps, j’ai eu un soir l’idée d’un programme de 28 jours qui permet de se connecter à soi tout au long du cycle en respectant ses phases. Puis, je me suis offert un cadeau, un beau cadeau, un voyage, une année sabbatique en Asie pour prendre le temps, prendre le temps d’être avec moi, de prendre soin de moi, de trouver un équilibre qui me convient et de rencontrer d’autres cultures, paysages et aventures. Un voyage doux, un voyage au cours duquel mes cycles sont toujours réguliers, un voyage pour lequel ma pharmacie ne comprenait aucun médicament, ni pilule, ni anti-inflammatoire ou autre anti-douleur car pour la première fois j’ai confiance en mon corps. Cette année s’est prolongée, je vous écris en ce moment depuis la Thaïlande où j’ai posé mes bagages. Et je vis, simplement. Les premiers mois j’ai voyagé et fais des formations de professeur de yoga. Ma dernière formation en yoga thérapie m’a permis d’affiner mes connaissances et mon accompagnement. Je suis passionnée par le corps, son fonctionnement et ses mystères, par ce qu’il nous murmure quand on apprend à l’écouter.
Mes projets? continuer les accompagnements avec des nouveautés à venir prochainement et donner des cours de yoga liés au cycle féminin dès mon retour en Suisse au mois de mars. Mais aussi organiser des workshops et des retraites pour que l’on puisse échanger, se rencontrer et grandir ensemble avec ce lien si étrange et fort qui nous lie.
Et puis dans un futur proche un nouveau programme pour bien vivre ses règles, son nom, « le temps des Lunes » qui verra le jour normalement au mois de décembre. Un autre programme également celui-là lié à l’endométriose  que nous avons en tête avec mon amie Ilia Renon et qui pour l’instant en est au stade d’envie. Et puis un livre, un livre qui arrive à terme et attend un éditeur ou une éditrice.
J’ai envie de partager avec le plus grand nombre ce que j’ai appris et ce qu’on ma précieusement transmis sur ce chemin car la guérison est possible, une vie sans douleur est possible, réaliser ses rêves est possible et comme d’autres ici, j’en suis la preuve.
Mon approche est simple : arrête-toi – écoute – observe – respire – entend – accueil
Cette approche qui permet de trouver l’équilibre; ce fragile équilibre qui est propre à chacune.
Cet équilibre qui me tient tant à coeur car, pour moi, il est une clé de guérison. Tu sais pas une clé toute simple mais une belle clé, une clé dorée, sculptée, ouvragée à la main par un artisan qui y a mis du coeur, de l’énergie, du temps, de l’amour, des erreurs; une clé qui ouvre un trésor… Car cet équilibre il permet d’être en paix avec soi et de pouvoir entendre cette petite voix, celle de notre corps qui nous murmure ce que l’on sait au fond être juste pour soi…
Tu peux trouver plus d’informations concernant mon parcours, des recettes, des astuces pour mieux vivre avec l’endométriose et sa féminité sur mon blog

Join the discussion 6 Comments

  • Asseline dit :

    Ouah… merci beaucoup pour ce bel article fort en émotions ! Tu partages toute ton âme, tes passions et c’est très beau. J’aime les histoires de personnes qui ont évolué, qui ont compris qui elles étaient et ont entrepris un changement, parfois, voir souvent obligé (maladie, burn out, plus d’envie). Je te souhaite une belle réussite dans tes projets, que tu nous partageras 😉

    • Peggy Favez dit :

      Merci pour ton beau message! Oh oui tant d’histoires que nous vivons tous et toutes, en voyage je rencontre des personnes au parcours incroyable régulièrement, finalement les épreuves nous amènent tous à nous réaliser et c’est précieux de le découvrir, de le vivre et ensuite de comprendre afin que les prochaines soient plus douces et aient plus de sens… Je t embrasse fort

  • Tiphaine dit :

    Merci pour tes mots Peggy… et c’est magnifique de voir que tu as fait de ton parcours une force. Les mots de ton chirurgien sont très beaux aussi. Hâte de voir la suite de tes projets, et de lire ce fameux livre 🙂
    Tiphaine (roadtoyoga)

    • Peggy Favez dit :

      Merci Tiphaine et merci également pour ton super blog qui a le même but que celui-ci. J’espère tenir un jour ce livre entre mes mains… Il est là, il y a encore un peu de travail sur la partie “pratique” mais il attend bien au chaud le bon moment pour sortir! Je t embrasse fort

  • Delphine dit :

    J ai hâte que tu reviennes en Suisse pour donner tes cours de yoga liés au cycle féminin! Je suis atteinte d endométriose et dans mon projet actuel de développement personnel j ai aussi envie de mieux comprendre mon corps et de peut être arriver à guérir de cette maladie…Tu es sur Genève?
    Merci pour ton partage et hâte de découvrir ton prochain livre aussi sur les lunes!…
    Merci encore 😊

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