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Panier

Avec le printemps on va voir fleurir à nouveau tous les régimes possibles et imaginables, les plus récents, la keto-diet ou encore le jeûne intermittent, et puis ceux dont j’ai envie de te parler aujourd’hui, le régime vegan et le régime végétarien associé au régime anti-inflammatoire.

Car oui je peux bavarder régime, étique, apports nutritifs, mode, image du corps, amour pour les animaux, mais comme tu le sais ce qui m’a amené en premier lieu à créer ce blog, c’est tout de même une maladie inflammatoire, l’endométriose qui fait que j’ai changé doucement mon style de vie et mon régime alimentaire.

Sur ce plan là j’ai essayé plein de choses. Le régime strict sans gluten, celui tout aussi strict sans produits laitiers; j’ai éliminé alcool, café, soja, viande et pour finir poisson. Sans parler de tous les aliments transformés et non certifiés bios ou sans OGM.

Est-ce que ce régime m’a convenu? Dans un premier temps, oui et je dois dire qu’il a contribué à ma guérison! J’ai vu disparaître les douleurs lors de mes règles et mes inconforts digestifs, petit à petit j’ai même pu réintégrer le gluten que je consomme à nouveau à petite dose et je continue mon régime à moi, ayant trouvé ce qui me convient et ce qui ne me convient pas.

Même si mon corps ne montre pas signe d’un retour de la maladie, je ne me pose donc aucune question quant à ma non consommation de certains aliments : les produits laitiers, le soja, le café et l’alcool car ces quatre là me montrent instantanément que ça cloche et que alors non non non mon corps n’aime pas ça. D’ailleurs, vers l’âge de 10-11 ans, j’ai décrété que je ne mangeais plus de fromage et ne buvais plus de lait, un caprice de pré-adolescente? je ne pense pas, je pense simplement qu’à ce moment là je savais encore intuitivement écouter mon corps et ses signaux et comme il n’y a pas de mystères, cette période était liée à celle de mes premières règles. Puis, j’ai recommencé, plus socialement finalement et cela jusqu’à il y a quelques années quand j’ai décidé de prendre ma santé en main et d’écouter les réactions et petits symptômes de mon corps.

Ce corps, il m’a remercié de ces changements par le plus beau des cadeaux, la santé. Puis je suis allée plus loin : d’uniquement la viande rouge qui amène des mauvaises prostaglandines j’ai décidé d’arrêter de manger de la viande, puis du poisson. Pourquoi? parce que le coeur n’y était plus, les informations lues et regardées me faisait prendre conscience de l’impact sut la planète et aussi le goût n’y était plus trop non plus, spécialement pour la viande. Une expérience forte en Asie m’a rendue si triste face à la surconsommation de l’homme et la dévastation de la planète m’a fait alors pencher pour le régime vegan, une exception des oeufs de temps en temps car j’avais peur d’avoir trop de carences loin de mes habitudes européennes.

En Asie c’était très facile de ne pas consommer tout ça car les produits animaux sont réputés pour leur mauvaise qualité nutritive, mais d’ailleurs les légumes ne sont malheureusement pas en reste non plus à certains endroits.

Et puis je ne sais pas si tu te rappelles mais à l’occasion d’un jeûne (et même de trois) la même envie, cette envie irrépressible, qui me fait saliver : manger de l’agneau. N’ayant pas mangé de viande depuis longtemps cette idée me paraît à chaque fois folle et pourtant? Pourtant si le corps comme  avec le dégoût de certains aliments nous montre, avec des envies, le besoin d’aliments et de nutriments qui nous manquent?

Si je te raconte tout ça c’est que depuis mon retour en Suisse et la reprise d’un rythme de vie plus intense, cette envie s’est faite de plus en plus forte. J’ai donc commencé par manger un peu de poisson mais aussi, récemment, de la viande Alors oui, à nouveau je l’ai mangé ce filet d’agneau et à nouveau même si le mental avait du mal au début, lorsque j’ai commencé à manger cela a disparu totalement : pas de dégoût et même une avidité folle, j’aurais pu en manger un kilo entier. Je n’ai pas fais de test chez le médecin pour savoir si j’avais des carences mais j’en suis à peu près certaine; pourquoi? fatigue, cernes, peau qui change mais aussi des petits dérèglements hormonaux.

Alors oui j’ai repris mes capsules d’huile de poisson pour les oméga 3 /6 afin de réguler mon système hormonal et j’ai décidé de manger de temps en temps viande, oeufs et poisson même si mon alimentation va rester pour majorité à tendance vegan. Et surtout je reprends ma potion magique dont je te confierais très vite la recette et les bienfaits : le bouillon d’os.

L’important? Savoir ce qu’on consomme et comment. Je choisis de manger des bons produits, certifiés bios, « étiquement » produits même si ça peut faire bondir car oui il s’agit tout de même de la vie d’un animal et ça j’ai toujours de la peine. Choisir de mettre le prix deux ou trois fois par mois pour favoriser un commerce plus ou moins respectueux, de proximité et de qualité plutôt que d’acheter en supermarché.

Pourquoi je te parle de cela, car ça trotte depuis un moment dans ma tête et que j’ai envie d’être honnête et de ne pas me cacher. Cet article était en partie écrit et puis ce matin j’ouvre ma boite mail et je tombe sur le podcast d’Amina Sutter qui parle exactement de cela, du fait qu’elle a recommencé à manger du poisson, elle parle de culpabilité mais surtout des étiquettes que l’on se colle à la peau. Alors je me suis dit c’est un signe, ouvrons les vannes, soyons vraies au risque de paraître moins consciente voire irrespectueuse.

Pourquoi ces peurs? et ces projections sur ce que l’autre, ici toi va penser? car ce sont les miennes de peur et de projections finalement! Alors un grand oui,  je n’aime pas l’idée de consommer une vie, j’aime mon image de femme consciente, healthy, vege et pourtant… healthy j’ai l’impression que je ne l’étais plus et j’ai envie que mon énergie revienne et cette énergie il semble que mon corps la réclame de cette manière qui me déplaît. Une lutte finalement avec moi-même, une lutte que l’on vit toutes, avec l’alimentation, notre consommation en général, que ce soit shopping ou billets d’avions. 

Alors oui si on se lâchait un peu la grappe? si on se disait que consommer de manière un peu plus consciente même si on n’est pas irréprochable, de voyager quand même malgré l’empreinte carbone car c’est cela qui nous fait vibrer, nous rend heureuse et créative, et surtout de manger ce que notre corps nous réclame quand c’est « sain » bien sûr (là je te parle quand même pas de coca, bonbons ou chips au paprika), manger car c’est un apport d’énergie si important mais c’est aussi du plaisir et c’est aussi une manière de vivre en société.

J’aie envie d’ajouter que même si certains aliments ne te conviennent pas du tout mais qu’un jour tu fais un petit écart, par envie, par erreur ou peut-être par politesse, sache aussi que tu peux avoir confiance en ton corps, qu’il va savoir te montrer que cela ne lui convient pas mais qu’il sait aussi intégrer, traiter et éliminer ce qu’on lui donne alors fais lui confiance, fais-toi confiance, fais-toi plaisir et… lâche toi aussi la grappe!

Si tu as plus de questions ou cherche des réponses claires quant à l’alimentation, les divers « régimes », la santé, les troubles alimentaires, je te conseille d’aller visiter les sites d’Amina Sutter et de Sara Hadid Perez qui sont des spécialistes en la matière et sauront te répondre avec bienveillance.

https://www.aminasutter.com

http://sarahadid.fr

Join the discussion 2 Comments

  • Julie dit :

    C’est très important d’écouter ton corps et personne ne peut décider à ta place ce qui est bon ou non pour lui. Je trouve super de lire ce type d’article qui ne culpabilise pas. C’est honnête et ça, c’est le plus important 🙂

  • Natural23 dit :

    Merci pour ce sincère partage, Peggy…et en retour je te livre le mien.

    Ton expérience résonne beaucoup pour moi (et sûrement beaucoup d’autres). Après 20 ans de régime végétarien/végétalien, j’ai à nouveau mangé de la viande et du poisson l’année passée (et je continue dès que mon corps se manifeste). Un instinct irrépressible qu’il aurait été dommage de ne pas écouter, une question d’amour de soi, de son environnement, de curiosité et d’équilibre profond. Et par le passé également, mais la sensation avait été remisée à l’écart, dans la case “impure”. Pourquoi? Par ego (le syndrome de toute-puissance en temps de crise qui gangrène les pratiques holistiques), par culpabilité et par pression de mon entourage (entre végétariens, celle ou celui qui “commet une incartade” est perçu comme le dernier des hérétiques, des faibles). Il y a un réel problème avec les différentes diètes tel qu’elles sont promues depuis une dizaine d’années: elles sont teintées d’ego, de puritanisme, de bien-pensance et de compétition (à l’image de notre société occidentale très “masculine”): à celle et celui qui sera le plus pur possible, jusqu’à nier les messages de l’intelligence biologique. Et dernièrement, tout comme toi, j’ai ressenti que je devais “laisser aller”, loin de moi tous les dogmes rigides, le regard des autres, la haine de soi.

    Une démocratisation dans le fascisme du néo-marché “vert” et de l’élévation spirituelle siliconée en période d’hyper-oscillation.

    De nombreuses pratiques sont des négations de notre humanité, de notre “inertie”, de notre simplicité “terre-à-terre”, de nos parts d’ombre (qui sont perçues ainsi par soumission à la tyrannie du bonheur idyllique). Il n’y a pas une diète, un régime, une attitude, un mode de pensée, une perfection, “maintenant & tout de suite”. Il y a des milliards de régimes et de diètes, des multitudes de vies différentes, de perceptions et de réactions différentes, chaque organisme est unique. Des milliards de perfection imparfaite.

    Une transition est un mouvement très long, très lent. Individuel et collectif. Féminiser ce mouvement et cette écoute est si agréable (chaque aspect de nos vies est concerné), une véritable source de félicité, pour soi et son environnement. Embrasser son entièreté et respecter l’altérité…..

    En te souhaitant un bel instant,

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