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Panier

Cette injonction que l’on entend de plus en plus et que je vous répète souvent, dans des posts, storys, séances de coaching, session de yoga, réponses à vos messages : « écoute ton corps »

Oui mais on fait comment concrètement? Alors là c’est pas simple, vraiment pas simple! Et peut-être que si je le répète aussi souvent c’est pour l’intégrer moi aussi, c’est parce que ce n’est pas encore gagné mais est-ce qu’un jour on sera vraiment à 100% ancrés dans nos corps?

Comme tu le sais peut-être si tu me lis, j’ai été atteinte d’endométriose et ai eu également au cours de ma vie, tout comme toi, divers petit maux physiques variés.

Ces maux, j’y répondais de manière mécanique : un médicament, un thérapeute et c’était reparti pour un tour. M’écouter et me reposer? compliqué.

Il y a tout d’abord la culture à laquelle on appartient et dans laquelle on grandit. Une culture de médecine occidentale où la sagesse s’est perdue, où l’on qualifie de manière légère la sagesse de nos ancêtres de : « remèdes de grand-mères ». Mal à la tête, au ventre au dos, règles douloureuses, rhume : un traitement, un peu de repos (en général deux jours c’est bien) un thé et c’est reparti pour un tour. Si ça continue, on a pas de chance, et c’est parti pour un tour d’horizon des médecins et hôpitaux qui pourraient mettre un mot sur nos maux.

Cette culture aussi très Yang, très masculine, où le « faire » prime sur l’ « être ». On attend des résultats et de l’action. Qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui? qu’est ce que tu as envie de faire plus tard? qu’est ce que tu fais dans la vie? Quels sont tes projets? Quelle notes tu as eu à l’école? Est-ce que tu as fais tes devoirs? le ménage? ce téléphone? lu ce livre? vu ce spectacle? visité cette ville?

Est-ce que quelqu’un t’as déjà demandé qui tu es? qu’est-ce qui t’as fait plaisir aujourd’hui? Dans quel lieu tu te sens bien, vivant, entier? est-ce que tu respires pleinement?

C’est rare. Et cela nous amène a oublier de nous écouter, écouter notre corps, écouter celui ou celle que l’on est vraiment. Entourés de ces questions, demandes claires ou inconscientes, attentes de part et d’autres, on grandit et on oublie cette sagesse. Notre mental comprend car il sait si bien s’adapter à ce qui convient à notre survie, non plus une survie primaire, mais une survie dans cette société qui va si vite.

Et ça donne ces moments où l’on a mal, où l’on est épuisé, où le corps crie. Mais où l’on ne s’arrête pas pour écouter, pour ressentir. Pourquoi? car si on s’arrête on perd le fil, ou peut-être qu’on a l’impression de perdre de la valeur, aux yeux des autres, aux yeux de soi. On peut s’arrêter mais à une condition, qu’on soit « vraiment » malade, que cela soit grave et catégorisé comme tel et là on entre dans un rôle qui convient à tous, celui qui nous autorise à arrêter, celui qui autorise les autres à se dire qu’ils ont de la chance et à se dire que toi tu n’as pas la même chance qu’eux, la chance de continuer à avancer toujours un peu plus loin, réaliser des projets, que tu ne peux plus faire toutes ces choses, faire, faire.

Alors si on s’arrêtait un peu de faire et qu’on prenait le temps d’être? mais être qui? c’est peut-être cela qui est compliqué. Car s’arrêter c’est se retrouver face à soi et ça s’est souvent compliqué. Qui est-on vraiment? qu’est ce qu’on aime, qu’est ce qui nous fait vibrer, sourire? Qu’est ce qu’on ressent? Comment respire-t-on? Dans quelle partie de notre corps est-ce qu’on ressent, plaisir, peines, douleurs, inquiétudes, joies, tristesse ou colère?

Oui c’est compliqué mais c’est possible et on peut commencer par de petits moments, 5 minutes où l’on s’arrête pour respirer. Ecrire les moments de gratitude de sa journée, utiliser des méditations guidées, et puis surtout s’arrêter à certains moments : ces moments où l’on se cogne l’orteil au coin d’une table, ces moments où quelqu’un dit quelque chose qui nous touche. S’arrêter et observer, observer ce qu’on ressent, ce qui vibre, où cela se passe dans notre corps et respirer.

J’adorerais qu’à la fin de la lecture de cet article tu fermes les yeux 5 minutes, et que tu ressentes ton corps, que tu le scanne et perçoive les différences, entre là où il touche une surface, qu’est-ce qui le soutient? les différences de température, tes pieds, tes mains ton ventre. Que tu respires par le ventre, une longue inspiration avec le nez puis une longue expiration par la bouche. En faisant cela que tu laisses aller tes pensées pour n’être plus que dans ce moment, ce moment où tu écoutes ton corps.

Join the discussion 2 Comments

  • Fatma dit :

    Bonjour Peggy,

    Je me lance enfin à t’écrire sur ton blog (après insta hihi). Merci pour cet article, parce que pour ma part je ne prends jamais du temps pour moi ou devrais-je dire plutôt je ne sais pas quand prendre le temps pour moi pour ainsi écouter mon corps 🙂 ton article me fait beaucoup réfléchir, merci infiniment.

    Belle journée,
    Fatma

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