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Panier

J’ai rencontré une femme qui fait un travail extraordinaire, une sage-femme qui pratique l’ostéopathie intrapelvienne. Comment je suis « tombée » sur elle?  sur les réseaux sociaux mais je ne me rappelle plus par qui et si c’est toi qui me lis, je te remercie de m’avoir fait croiser son chemin et je te remercie que mon corps ait rencontré ses mains. 

J’y suis allée sans besoin particulier ou peut-être simplement envie d’une confirmation encore que je vais bien et puis aussi faire un petit état des lieux de mon périnée. J’y suis allée aussi poussée par l’envie d’élargir mon réseau, de découvrir des thérapeutes que je peux recommander ici ou aux femmes qui participent à mes cercles, ateliers et coaching.

J’y suis allée surtout par curiosité, par appel ou encore intuition.

J’ai lu trois phrases qui m’ont convaincue sur internet, pris rendez-vous mais en arrivant dans la salle d’attente j’ai découvert plus que je ne pensais, une simple page A4 recto verso qui m’expliquait ce que j’allais vivre et la wow j’ai compris encore plus ce que je faisais là. Cette page je t’en retranscrit une partie ici:

« Cette thérapie par le toucher permet de rentrer en contact avec les tissus internes qui sont porteurs de 300 ans de notre histoire. Lorsque la patiente arrive après de multiples années d’investigations médicales pour des douleurs pelviennes, infertilité, endométriose, dyspareunie ou angoisse de vivre dans son corps de femme abîmé, nous passons par le toucher interne. Et là, le périnée qui se tait depuis si longtemps, s’assouplit, parle, vrille, pétille, fuit sous le doigt du thérapeute. Un toucher vaginal lent doux et bienveillant devient thérapeutique. Le toucher rectal est très intéressant quoique redouté car il est l’endroit psychosomatique de tous les dénis et refoulements. Une douce stimulation du coccyx et sacrum crée une ondulation du liquide céphalo-rachidien et va travailler la base du cerveau donnant un meilleur équilibre de l’hypothalamus et de l’hypophyse aidant nos patientes en insuffisance hormonales, indispensables à la fertilité. Cette thérapie par ces deux touchers internes est de deux à six séances et va directement travailler à l’endroit des douleurs et des blocages internes sans passer par la tête qui se noie souvent dans les faux semblants.

Et cette phrase, cette phrase qui vous le savez aurait pu être la mienne : « le corps est simple. Il aime le lent, le simple, le bon. Notre vie est faite souvent de stress, d’incertitudes, de doutes, de peur et des bagages historiques familiaux que l’on porte malgré nous. Si l’on n’a pas le savoir de se débarrasser de ce tout négatif et simplement d’être, le corps se tort, s’enflamme  jusqu’à la douleur puis la pathologie. »

Alors oui en lisant la description du déroulement de la séance c’est certain ça peut faire peur, sembler intrusif, ne pas faire rêver. Pour moi c’était ok car le côté intrusif je l’ai vécu tellement lors de mes hospitalisations et autres investigations médicales que ce n’est plus un problème mais je comprends que ça puisse freiner certaines.

Je sais que maintenant tu attends du concret alors passons à ce moment, ce moment où cette thérapeute de l’intime, arrive dans la salle d’attente, me sourit et me demande de la suivre. Je la suis et suis parachutée trois jours plus tôt.

Il y a trois jours plongée dans l’écriture de mon livre, j’écrivais « une lettre aux gynécos », une lettre leur disant ce que j’aurais souhaité comme première consultation jeune fille et bien sûr comme consultations suivantes. Et bien, manifestation merci, je suis arrivée dans ce lieu cocooning magique et accueillant qui n’a rien de médical, reçue par une femme douce, à l’écoute, intéressée, curieuse, intéressante et passionnée. Avant même la consultation j’ai su que j’étais au bon endroit, j’ai vu les points communs dans la manière de percevoir la vie, ses challenges, le corps, ce qu’il nous dit, dans la manière d’aller vers ce qui est important, soi.

Après un moment d’échange, je m’allonge sur une table de consultation confortable avec des coussins et me laisse guider. Le traitement est très doux, respectueux, avec un temps de connexion à la respiration d’abord puis au corps avant les manipulations internes. Un temps d’attente avant chaque geste pour prévenir le corps que quelques chose va se passer et ensuite laisser le temps au corps de ressentir et vivre ce qui se passe, lentement et très doucement. Ce n’était pas douloureux, ni inconfortable ni même gênant tellement on sent que cette praticienne a de l’expérience, une sensibilité et une présence enveloppante. 

Le résultat, je ne sais pas, je reste avec un ressenti, entre plus ancrée mais en même temps un peu flottante pendant notre discussion après le soin. Je sais que mes mécanismes de protection et de dissociation sont encore en place et que je perds un peu du traitement et de son côté relaxant car mon mental est bien là, je l’utilise pour me dire de rester là, présente, de ressentir, de ne pas me couper ou “partir”.

Je reste avec cette émotion vécue lorsque j’ai réouvert les yeux pleine de gratitude d’avoir été touchée de cette manière, une manière dont tous les professionnels de la santé et j’irais même plus loin, tous les hommes devraient s’inspirer lors d’un premier contact avec le corps d’une femme.

Contact :

Véronique de la Cochetière

17 rue de la Pompe à Paris 16ème

Vous trouverez les infos sur doctolib

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