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Stress et endométriose

Stress et endométriose sont intimement liés. L’envie ici de témoigner de l’impact que le stress a eu sur mes symptômes et crises d’endométriose.

L’envie de l’écrire a été réactivée par l’une de vous qui m’a écrit que pour elle le stress était la clé, et je suis moi aussi persuadée que le stress joue un rôle dans le développement et les « crises » de l’endométriose.

Je n’ai bien sûr pas fait le lien tout de suite. Avec le temps et l’analyse des périodes où j’ai été opérée en urgence en parallèle avec les périodes de vacances ou de sérénité où les douleurs sont absentes, une petite ampoule à commencer à s’éclairer.

Après  mon diagnostic et au fil de mes discussions avec d’autres endogirls, je réalise aussi qu’on a un terrain commun d’angoissées ou soucieuses chroniques.

Nous sommes souvent des femmes qui veulent toujours bien faire, plaire à tous, qui font passer leurs besoins après ceux des autres.

Ajouté à cela on retrouve comme point commun un « léger » (on ne va pas se charger) besoin de contrôle et d anticipation. Si l’une de vous ne se reconnaît pas du tout dans ce profil je veux volontiers qu’elle se manifeste!

Endométriose et stress : un peu de mon histoire

1ère opération : célibataire, je sortais beaucoup et ne faisais pas attention aux signaux donnés par mon corps lorsque j’étais fatiguée. C’était souvent un petit verre et ça repart.

Cette opération est arrivée dans un contexte de changement de job avec des collègues et une manière de travailler qui ne me correspondaient pas.

Au même moment je signais l’achat de mon premier appartement. J’ai atterri aux urgences un dimanche : rupture de kyste et diagnostic de l’endométriose.

Deuxième opération

3 mois plus tard, gros problèmes avec l’artisan qui rénove mon appartement. Il me demande plus d’argent alors que tout est payé. S’ensuit un conflit qui nécessitera huissier, avocats qui me donneront raison.

Côté vie privée et sociale c’est le calme plat avec cette première opération et ce diagnostic. J’ai coupé les ponts avec ceux qui n’ont pas été là et décidé de prendre soin de moi. J’ai déménagé juste avant Noël dans un appartement pas fini. Entre la course aux cadeaux, les dernières obligations à gérer au travail, je me rappelle m’être dit « après Noël tu pourras te reposer ». J’ai été réopérée le 26 décembre.

Suivent 2 ans avec des hauts et des bas, je suis à l’écoute de mon corps et je cours chez le gynéco dès que les fameux symptômes reviennent. 

Troisième opération

Au printemps 2013, nous emménageons officiellement ensemble après notre première « crise » de couple. Un mois plus tard, mes parents m’annoncent qu’ils se séparent et au travail c’est la catastrophe. Je ne le réaliserai que plus tard mais en plus d’être dans un environnement non productif et très négatif à l’encontre de mes valeurs profondes, j’ai également été victime de mobbing. Juillet 2013, nouvelle opération.

Changements 

Après cette opération, j’ai décidé encore plus de prendre soin de moi. Au niveau physique (alimentation, sport, cocooning). Au niveau psychologique (travail sur moi afin de ne plus subir les autres, arrêter de m’adapter pour être appréciée par tous, ni garder pour moi mes émotions et ressentis). Résultat : une grosse crise au travail.

Le fait de dire que je n’étais pas d’accord avec ce qui s’y passait et également que je subissais du harcèlement de la part d’un collègue depuis bientôt 2 ans n’a pas plu!

Alors que j’étais convoquée à mon entretien de transfert avec mes anciennes supérieures hiérarchique et les RH, sur le chemin je ressens un point familier sur le côté gauche. Cet entretien se passe relativement mais je n’ose pas exprimer le fond des choses. La douleur empire et dans la soirée je me rends aux urgences avec la peur d’une opération. Cette fois avec du repos immédiat durant 48h elle est évitée.

Stress et endométriose : le corps comme signal d’alarme

Je me rends compte que ces périodes de « crises » étaient chaque fois liées à des gros changements de vie qui mêlés à un contexte stressant ont tout fait flamber!

Depuis mon corps me prévient quand je tire un peu trop sur la corde avec des symptômes que je reconnais bien. Cela peut arriver parfois avec mes horaires de travail irréguliers. J’organise mes semaines afin d’être sûre d’avoir du temps pour moi et me reposer. J’équilibre les courses, les sorties, les activités physiques avec de gros moments cocooning et ne me force plus si je n’ai pas l’énergie d’aller quelque part.

L’importance de bien se « nourrir »

J’ai restreint encore plus mon cercle d’ami (ou mon mode de vie a fait qu’il s’est restreint faute de centres d’intérêts communs). J’en ai rencontré d’autres qui partagent mes valeurs et je suis bien plus heureuse qu’avant!  Avec le temps je me suis trouvée de nouvelles passions : cuisiner, écrire, voyager, prendre soin de moi. En me remplissant de choses que j’aime et par le développement personnel, le yoga, voir les amis que j’aime ma santé s’est nettement améliorée.

Peut-être que mon témoignage t’auras permis de faire le lien aussi entre stress et endométriose dans certains moment de ton parcours et je serai ravie que tu le partages ici.

Stress et endométriose : des informations

J’ai regardé ce que je trouvais en lien avec le sujet et j’ai trouvé cette phrase sur un forum : Essayez d’éviter le stress spécialement quand vous souffrez d’endométriose.

L’excès de cortisol joue aussi un rôle dans la progression de l’endométriose. Un stress prolongé augmente le niveau de cette hormone ce qui peut provoquer un déséquilibre hormonal. Il importe d’éliminer toute source de stress inutile et d’apprendre à gérer le stress de la vie quotidienne. Les exercices de relaxation, la méditation, les exercices de respiration sont efficaces pour développer des mécanismes d’adaptation au stress.

Une étude portant sur 49 femmes a trouvé que les niveaux de cortisol étaient significativement plus élevés chez les femmes atteintes d’endométriose que chez celles qui en étaient exemptes.

Stress et endométriose : les rats dans la piscine

Je me rappelle aussi d’un article que je n’arrive malheureusement pas à retrouver qui parlait d’une expérience avec des rats auxquels on avait « greffé » des cellules d’endométriose.

Une partie des rats se baladaient tranquillement dans leur cage, l’autre partie avait des « pièges » qui parfois et cela sans régularité les faisait tomber dans l’eau. Les rats stressés par la peur qu’il leur arrive quelque chose ont développé l’endométriose alors que les autres non.

Join the discussion 2 Comments

  • magali dit :

    Bonjour Peggy 🙂 Tout d’abord MERCI de partager ton expérience et tes apprentissages liés à l’endo. On se sent souvent un peu seule face à cette maladie et ça fait un bien fou de se reconnaître au travers d’autres endogirl. En lisant cet article je me suis totalement reconnu dans le portrait que tu tire , j’ai moi-même été diagnostisé il y a 5 ans , alors que je vivais à 100 à l’heure , et la maladie a toujours refait surface aux moments importants et angoissants de ma vie ( retour en france forcé après 5 ans d’expat, démenagements imposés, problèmes au travail…) et cela me permet aujourd’hui de savoir à l’avance si quelquechose ne me convient pas car les douleurs me rapellent toujours l’ordre . Je me suis longtemps plus occupé des autres que de moi-même, je ne montrais pas quand ca n’allait pas car je voulais toujours bien passer , j’ai un problème de perfectionnisme et j’ai souvent peur de l’avenir et de prendre les mauvaises décisions ( surtout depuis une fausse couche ). En 2017 la cocotte à explosée et j’ai décidé de quitter paris, mon copain et mon boulot ( j’étais designer dans le digital et la frénesie des startups) pour m’installer seule dans une village en normandie, proche de la nature afin de faire le point, de prendre du temps pour moi et me centrer sur mes réels besoins .Une année de solitude très dur à vivre , perte de confiance totale, mais qui m’a au final rapproché des mes passions ( créer de mes mains, la nature, la cuisine, le développement personnel..) et permise de voir qui j’étais sans l’étiquette du boulot , des autres ainsi que de comprendre et d’accepter mon cycle féminin afin d’en faire un allié et plus un boulet. Cette année 2019 je cherche à créer un nouvel équilibre , retravailler dans un premier temps en essayant des choses différentes pour me permettre petit à petit d’entamer un chemin plus sain et d’appliquer tout ce que j’ai pu intégré pendant mon année d’hermite. Le chemin semble long des fois mais avec le recul on en retire tellement plus de sagesse et de douceur envers soi que ça en vaut la chandèle ! J’espère à très bientôt car si je peux poser le 14 mars j’aimerai avec plaisir pourvoir participer à ton atelier sur l’endo à paris ! Merci encore et belle continuation à toi . Magali

    • Peggy Favez dit :

      Bonjour Magali,

      Merci pour ton témoignage dans lequel je me reconnais également beaucoup et bravo d’être allée vers toi et celle que tu es, là, au fond, c est très courageux! Ça serait super de te voir à Paris, je pense également au vu de tes écrits que l’atelier de samedi te plairait beaucoup :))))

      Je t embrasse fort

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