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Panier

J’en avais entendu parler par mes grands-parents mais ai également le souvenir des films et séries américains où à chaque rhume ou grippe, les protagonistes consomment des litres de « chicken stock » ou bouillon de poule. Et puis lors d’une formation de yoga, notre enseignante nous en a vanté les vertus incroyables, encourageant même les vegans à faire une exception et une seule : le bouillon d’os. 

Je m’y suis penchée et m’y suis mise : le seul endroit ou j’en ai trouvé à Bali garanti « organic » était livré par une amie travaillant dans une clinique ayurvédique. Après 6 moi de régime « voyage » j’en ai vite ressenti les bienfaits au niveau de mon énergie et de mes douleurs musculaires propres à ces formations intensives de yoga que j’ai enchaînées. 

Et puis comme tu le sais si tu as lu mon précédent article, à mon retour de voyage j’ai remis en question mon régime végétarien à tendance vegan tant mon niveau d’énergie était bas et les maladies hivernales m’assaillant en continu. A nouveau, une semaine de bouillon d’os au quotidien m’a bien aidé à retrouver de l’énergie et encore une fois, je sentais même mon corps en redemander. 

Il est donc temps pour moi de partager avec vous tous ces bienfaits et aussi une super recette. 

Le bouillon d’os est une véritable potion magique, alcalinisant, c’est une réserve de nutriments et minéraux qui a un pouvoir de réparation et reconstruction sur nos tissus et cellules. Il a également une action « imperméabilisante » sur les intestins et est une précieuse source d’énergie.

Pour petits et grands, ses bienfaits sont reconnus mais bien sûr, là je t’en parle comme allié énergie, allié guérison intestinal, allié réchauffant pour les Vata selon l’ayurveda, allié pour les femmes souffrant d’endométriose pour son action réparatrice sur les tissus ainsi qu’un bon allié pour toute personne souffrant de surmenage ou burnout, ses composés permettant de recharger les batteries.

Pour un apport de qualité, il doit être préparé maison, avec des os et légumes certifiés bios et une garantie que l’animal ait été nourri avec de l’herbe. Peu coûteux (parfois les bouchers donnent même les os) et très facile à préparer, il nécessite cependant de longues heures de cuisson à basse température, cuisson permettant  aux os de relâcher leurs nutriments dans l’eau.

Parlons-en de ces fameux apports :

  • calcium, magnésium, silicium, souffre et phosphore
  • acides aminés et en particulier la glycine qui soutient le foie et a un effet calmant, l’arginine qui soutient le coeur et les artères en étant également un puissant anti-inflammatoire ainsi que la glutamine qui soutien les intestins.
  • la glucosamine, la chondroïtine et l’acide hyaluronique qui maintiennent les articulations en bonne santé, améliorent l’absorption d’autres nutriments par les intestins et donc la digestion et l’assimilation 
  • la gélatine naturelle qui répare les tissus, y compris le cartilage, les tendons, les articulations, les os, les muscles, le coeur, les artères et les parois intestinales, la peau, les cheveux et les ongles

 

 

La recette

Tirée du site www.simplementcru.ch

Volontairement la quantité d’ingrédients est importante car au vu de la longueur de préparation et aussi de l’intérêt de consommer le bouillon d’os régulièrement un peu comme une « cure ». Vous pouvez ensuite le conserver en bocaux, quelques jours au réfrigérateur et 6 mois au congél.

Lors du choix de vos produits, privilégiez les os provenant de viande de qualité, élevée avec respect, que vous pouvez obtenir à tout petit prix voire gracieusement offerts chez votre boucher. Vous pouvez mélanger différents os, et aussi rajouter des os à moelle si vous le souhaitez. Le vinaigre de cidre à acheter également bio, aide au transfert des minéraux des os dans l’eau de cuisson.

Ingrédients 

  • environ 2 kg d’os de boeuf, poulet, canard, dinde ou agneau
  • 2 c. à soupe de vinaigre de cidre
  • du sel
  • des légumes (oignons, ail, carottes, céleri)
  • des herbes aromatiques (persil, laurier, thym, origan, etc.)

Placer les os dans une marmite, recouvrir d’eau filtrée, rajouter le vinaigre de cidre et laisser tremper 1 à 2 heures.

Réchauffer l’eau jusqu’à ébullition, puis écumer la mousse qui peut se former à la surface pendant la cuisson, car celle-ci contient des impuretés qui peuvent nuire au goût du bouillon.

Rajouter ensuite les légumes et autres ingrédients et mijoter à feu doux entre 12 et 48 heures selon le type d’os (voir ci-dessous) pour que les nutriments et minéraux des os puissent migrer dans le bouillon. A la fin de la cuisson, les os se décomposent, car ils ont perdu les minéraux des os, des cartilages et des tendons.

Filtrer ensuite le bouillon et jeter les os et légumes cuits dans le compost (les os issus du bouillon ne sont pas conseillés pour les animaux domestiques). 

Une fois refroidi, vous pouvez retirer le gras qui s’est accumulé à la surface et l’utiliser pour cuire des légumes, c’est une matière grasse saine. Le bouillon doit être gélatineux, c’est le signe qu’il contient beaucoup de gélatine.

 

 

La durée de cuisson dépend des os, c’est le temps qu’il faut respecter pour que le collagène et les autres nutriments se libèrent des os:

  • viande blanche (6 à 24 heures)
  • viande rouge (12 à 50 heures)

Comment le consommer?

Il est important de mijoter et non cuire ou bouillir le bouillon, et d’éviter de le réchauffer dans un four à micro-ondes, car les températures élevées et les ondes dénaturent les acides aminés et les rendent toxiques pour le foie, les reins et le système nerveux. La cuisson élevée détruit aussi le collagène…

Consommer une tasse de bouillon chaud ou tiède aussi souvent que vous y pensez. Pour bénéficier de tous ses bienfaits, il est recommandé d’en consommer une tasse chaque jour, pur ou comme base de soupe ou de toute autre préparation culinaire.

Attention

Dans de rares cas, certaines personnes ont des difficultés à métaboliser la glutamine, richement présente dans le bouillon d’os. Si vous ne vous sentez pas mieux en consommant le bouillon d’os, il vaut mieux faire une transition de quelques semaines à consommer du bouillon de viande (en laissant la viande sur les os et en ne cuisant que 2-4 heures) ou à bien enlever le gras du bouillon d’os, afin de passer la phase de sensibilité à la glutamine. Celle-ci est généralement due à un intestin très malade, une intoxication au plomb, un manque de vitamine B6 ou encore une exposition trop prolongée au glutamate de sodium (MSG).

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