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Parce que c’est synthétique, bourré de toxiques, parce que c’est pas bon pour la santé, parce que les fabricants ne sont pas transparents sur la composition, parce que c’est cher, parce que ça pue (oui oui c’est pas ton sang qui pue c’est le contact avec tampons ou serviettes industriels!), parce qu’on est en 2018 et qu’il y a d’autres alternatives!

Ce matin un post sur insta de la magnifique Emerlada Marie, elle aussi prof de yoga, femme consciente touchée par l’endométriose et concernée de près tout comme moi par le syndrome du choc toxique et ce si complet documentaire de Audrey Gloaguen paru sur France 5 en 2017. Alors, l’envie ou plutôt le devoir urgent que je ressens de vous en parler (ou reparler) si vous n’êtes pas au courant, et de vous éviter de passer par cette épreuve là.

Si tu veux me lire, c’est là dessous, puis sinon, ce reportage est là… prends le temps c’est édifiant!

https://youtu.be/BBWXQi2wScs

 

Le syndrome du choc toxique c’est quoi?

Tu sais, c’est ce syndrome qui est écrit là en tout petit sur ta boîte de tampon; ce truc qui fait peur mais qui ne concerne que les autres.

Ben non, tu vois enfin si parce que la soeur de Marie puis moi c’est vrai qu’on est les autres. Mais si ça nous est arrivé, ça peut aussi t’arriver et ça non… et c’est le devoir de celles à qui s’est arrivé d’en parler.

Chez certaines femmes c’est allé jusqu’à des problèmes cardiaques, la perte de la peau, de la vue, des dysfonctionnements respiratoires, certaines n’ont pas eu la chance de s’en remettre totalement et sont en incapacité de travail ou traumatisée.

Perso j’ai eu de la chance, ça a atteint et laissé des séquelles «juste » un ovaire et une trompe. Une expérience en deux temps, d’abord un jour au travail de la fièvre, puis j’ai froid, de plus en plus. Tard le soir c’est pire; j’appelle le médecin de garde qui vient à domicile. Il me pose des questions, zéro symptômes, il ne comprend pas, puis, ce génie, cet homme sage que je ne remercierais jamais assez alors qu’il est sur le palier prêt à partir se retourne devant mon sac ouvert avec vue sur un paquet de tampax (oui je m’en fous je cite la marque parce qu’une fois déjà leur p* d’applicateur m’a coupé à l’intérieur et j’ai dû avoir une mini intervention et là numéro deux ça commence à bien faire). Je diverge enfin non… donc bref ce médecin me dit : « est-ce que vous avez un tampon la maintenant tout de suite? ». Je réponds oui et il me dit de l’enlever et de voir dans l’heure qui suit si cela change et sinon de rappeler et qu’ils m’enverront une ambulance. C’est passé; et j’ai oublié. Jusqu’au mois suivant.. Ça a commencé tout «simplement » avec de la fièvre, pendant quelques heures, je pensais avoir la grippe, puis je me suis rappelée que j’avais mes règles et donc un tampon!!! Je l’ai enlevé en me jurant que c’était bien le dernier et puis cette fois ce n’est pas passé : je claque des dents et dépassait les 40° de température à mon arrivée aux urgences où 30 minutes plus tard j’étais déjà au bloc et subissais ma première opération qui a permis de me sauver la vie mais également le diagnostic de l’endométriose. Une semaine d’hospitalisation avec trois antibiotiques en intraveineuse et puis ce n’était plus qu’un lointain souvenir. Depuis plus de tampons! Et une chance, la chance d’être tombée sur des médecins qui ont fait le lien tout de suite et qui n’ont pas attendu d’intervenir (pronostic vital d’environ 6 heures à mon arrivée aux urgences).

Les explications : 20 à 30% des femmes sont porteuses du staphylocoque doré sans le savoir. chez 5% de ces femmes le contact entre tampon et staphylocoque doré va développer cette toxine, qui dans ce milieu de culture qui macère va proliférer et se nourrir des toxiques. Le staphylocoque doré en profusion va dérégler les organes et provoquer une infection générale qui peut amener en quelques heures à la mort. Attention plus on garde le tampon longtemps plus la bactérie à le temps d’être là et de se développer. Alors si après la lecture de cet article ou le visionnage du reportage de France 5 tu continues à les utiliser, garde les 2 à 3 heures maximum malgré ce qui cette fois est écrit sur la boîte.

Alors soyez attentive au moindre symptôme, cela commence simplement comme une grippe, voire une gastro pour certaine. Puis le corps s’arrête, en état de choc. Après la prise en charge le corps mets des mois et des années à récupérer de ce traumatisme tant physique que psychologique. Sérieux tu as encore envie de les utiliser?

La composition synthétique est la cause de ce syndrome. Alors on en parle de la composition de ton tampon?

Les tampons sont en cellulose qui est une substance issue des pins (oui l’arbre) alors oui à la base c’est naturel mais le problème c’est que les arbres c’est brun puis le brun c’est pas beau, c’est pas propre alors la solution au problème : le chlore et autre joyeux ingrédients pour rendre nos tampons tout blancs. D’ailleurs c’est drôle ils n’ont toujours pas trouvé le moyen de rendre réellement notre sang bleu comme dans la pub. Ça serait plus clean pourtant non 😉

Pis sinon y a quoi dans ton tampon?

des Phtalates

Les études montrent qu’un nombre certain de phtalates ont été classés comme substance cancérigènes et mutagènes. Leurs effets nocifs portent essentiellement sur la fertilité ainsi que le développement du foetus et du nouveau-né.

Les phtalates sont également suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

Mais c’est quoi?

Ce sont des composés chimiques dérivés de l’acide phtalique. Ils sont couramment utilisés comme plastifiants et on les retrouve dans les films plastiques alimentaires, emballages, matériaux de construction, peintures et vernis. Ils sont aussi utilisés comme fixateurs pour les produits cosmétiques comme les parfums, vernis à ongles et laque pour les cheveux. On les trouvait dans les biberons, lolettes et autres jouets pour bébé mais maintenant c’est interdit. Et pourtant dans ton vagin c’est toujours ok pour les fabricants!

des Dioxines

Les dioxines sont des polluants organiques persistants; elles sont produites lors de processus de combustion (wow une définition qui fait rêver non?). Les effets sur la santé seraient : augmentation des cancer, malformations congénitales, toxicité foetale, troubles endocriniens et hormonaux.

Et puis si je te dis que des études sur des femmes atteintes d’endométriose ont montré un taux de dioxines plus important que les autres 🙁

Le glyphosate

Tu sais ce pesticide déjà interdit dans certains pays mais pas chez nous (merci nos politiques).

 

Exercice pratique

non non ne t’inquiète pas je ne vais pas te demander de mettre un tampon!)

Dans mon ancien blog j’avais fais un article à ce sujet et je me rappelle vous avoir proposé une petite expérience maison à faire. C’est facile et intéressant (ou peut-être flippant).

Il te faut un tampon (si tu en as encore, sinon demandes-en un à une collègue, dans le métro, dans le vestiaire de ta salle de sport mais n’en achète pas pour ça car tu les jetteras ensuite 😉

Le soir, remplit un verre d’eau et mets y ton tampon (sans l’emballage bien-sûr) et laisse la magie opérer jusqu’au lendemain matin. Et là… je te laisse découvrir les nombreux filaments qui stagnent à la surface de l’eau et restent accrochés à la paroi de ton verre. Je te laisse à tes pensées ou si je dois aller plus loin, te laisse imaginer que si ce verre était ton vagin, toutes ces joyeusetés y resteraient et, au cas où tu ne le saurais pas, le vagin est super perméable, les tissus sont très sensibles et laissent tout passer : dioxines, phtalates, pesticides. Tout ça dans ton corps et sans que tu aies été prévenue. Maintenant tu sais.

Alors je mets des serviettes?

Ben non… alors ok ça reste à l’extérieur mais c’est quand même en contact mais c’est fabriqué avec la même m. (oui oui je suis un peu vulgaire aujourd’hui ça change ;).

 

Et la cup?

La cup est en silicone chirurgicale donc pas en plastique donc pas de toxiques. Par contre un doute persiste quant au syndrome du choc toxique avec un cas déclaré. Un doute mais aussi des soupçons que ce soit les fabricants de nos chères protections qui essaient d’attirer l’attention sur la cup pour ne pas perdre ses chères clientes. Alors moi j’en pense quoi? J’en pense que je l’utilise depuis 4 ans alors que j’ai eu un syndrome du choc toxique et que je n’ai jamais eu de réaction. Par contre je suis super attentive à l’hygiène, je la nettoie tous les jours et la stérilise avant chaque utilisation! Oui oui elle passe de la stérilisation direct à ou vous savez! et c’est peut être important, je l’utilise peu.. juste quand je suis active ou que je « dois » aller à la plage (oui quand je dois car ça tombe un jour dans un endroit particulier de mon voyage car sinon ces jours là je reste au calme et quand je suis au calme, pas de cup. A cause des soupçons de reflux du sang de l’utérus vers les trompes pour l’endométriose, je ne l’utilise pas si je suis allongée en mode légume sur canapé (et en général c’est le cas dans ces moments-là) ni pendant la nuit!

 

 

Mais alors j’utilise quoi?

Les culottes menstruelles She Thinx ou plimp sont le must je trouve et puis sinon tu as les protections lavables que tu peux trouver par exemple à commander sur le site « dans ma culotte ».

J’espère que je t’ai convaincue de changer un peu ton attirail de protection pour tes jours de sorcière et puis si tu as encore des questions, va regarder ce terrible mais si réel reportage sur France 5 ou encore la super vidéo youtube de ma copine Ilia Renon sur les protections naturelles!

Join the discussion 10 Comments

  • Merci Peggy pour tes mots mais surtout pour cet article si juste, si complet, si vrai, ton témoignage me donne des frissons. Le médecin qui a pu directement fait le lien avec le tampon est une chance, ça a été très difficile à déceler pour ma sœur, quand tu te rends aux urgences avec une fièvre carabinée qui te cloue au lit, ils te font passer par tous les services… pour elle aussi à quelques heures près c’était fatal et elle est restée sous intra-veineuse plusieurs jours.. l’infection se propage rapidement.. j’en suis encore révoltée aujourd’hui. Nous ne sommes pas du tout informées, pas du tout et ce reportage devrait circuler chez les plus jeunes, dans les écoles, et les alternatives sont là et sont bien nombreuses ! Merci pour ton article !

    • Peggy Favez dit :

      Merci à toi pour cette piqûre de rappel si importante! Oui ma chance a été de pouvoir expliquer tout de suite ce qui s’était passé le mois précédent et donc ils m’ont fait un scan en urgence pour voir quel organe était touché. Comme tu le dis c’est si rapide je ne réalisais pas et j ai eu le contrecoups quelques semaines plus tard.

  • Julie dit :

    Merci pour cet article! Pour ma part j’utilise les protections lavables en début et fin de cycle et je vais passer aux plus grosses protections pour le milieu et aux culottes de règles aussi. Les tampons, je ne les mets que quand je vais à la mer ou la piscine pendant cette période, ce qui est hyper peu frequent car en général quand j’ai mes règles je n’ai pas du tout envie d’aller me baigner! Et dans ce cas J utilise uniquement des tampons bio. Mais bon, j’imagine qu’ils sont plein de produits beurk aussi.

    • Peggy Favez dit :

      Merci à toi pour ton témoignage. Les culottes menstruelles c’est vraiment le top, tellement confortable c’est fou! Je suis fan… pour les cotons bios je ne sais pas du tout car ce geste je ne peux plus… je pense toutefois que la cup est plus sûre 😉

  • Sandra dit :

    Coucou Peggy!
    Je vais aller voir ces fameuses culottes! J’utilise la cup depuis maintenant 2 ans et demi ( si ce n’est pas 3 ans et demi… mais moi et les dates c’est terrible…) malheureusement, j’ai une anatomie qui fait que même avec la cup il y a des fuites donc cette culotte pourrait être mon sauveur.

  • Nodoka dit :

    Coucou!
    Cet article est flippant… Flippant parce qu’on est toutes concernées je crois.
    On vient de me diagnostiquer avec de l’endométriose, probablement déclenchée suite à de nombreuses stimulations ovariennes (qui n’ont toujours pas données de bébé d’ailleurs….). Mon gynécologue m’a mise sous une pilule censée me mettre en ménaupose artificielle 3 mois d’affiliés. Ca fait 3 mois que j’ai mes règles non stop…. Il me dit que c’est normal et d’attendre. Ca se voit que ce n’est pas lui qui est concerné!
    Du coup, je met des serviettes. La cup, je n’y arrive pas. C’est psychologique je crois. Et rentrer quelque chose dans mon corps, H24, pendant 3 mois…. Je vais avoir une autoroute à la place du vagin à ce rythme-là! XD

    Mais je vais aller jeter un coup d’oeil sur les autres protection dont tu parles. Parce que ton article était vraiment trop flippant!

  • Valentine dit :

    Tellement d’accord avec ton discours, merci pour ce partage. J’utilise les serviettes lavables que j’ai acheté sur le site “dans ma culotte” et je recommande à 2000%

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