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Cycles irréguliers

 

Aujourd’hui te je parle de ma peur de voir revenir des cycles irréguliers.

Depuis trois ans et deux mois, j’ai la chance d’avoir des cycles réguliers et des règles sans douleurs. Ce changement est un bonheur qui m’a amené de la légèreté, de l’insouciance, de la sécurité mais aussi de la fierté et de l’assurance dans mes projets actuels et futurs.

Mais dernièrement cela a commencé à vaciller

Depuis 3 mois environ je ne suis plus régulière dans ma pratique de yoga, je suis à nouveau plus dans « ma tête », je crée et quand je crée cela passe par l’écrit et donc beaucoup par le mental. Je continue à m’arrêter pour écouter mes ressentis mais je suis trop dans ma tête. Je garde ma pratique matinale de body-scan ou scan corporel qui est ma méditation.

Mon sommeil est différent, j’ai du mal m’endormir le soir, je sors plus et je rentre plus tard, je scroll mon téléphone des heures au lieu de lire un bon livre. Quelque chose cloche.

Mon corps est bien présent pourtant, je le sens lourd, j’essaie de faire attention à ce que je mange mais en Thaïlande où je vis en ce moment c’est compliqué.

Cycles irréguliers, mon régime alimentaire en cause ?

Pourtant, pourtant je mange sainement.

Je ne fais pas d’entorse au régime anti-inflammatoire en ce qui concerne : produits laitiers, viandes, alcool, café, soja, je mange très peu de gluten. Une chose est difficile ici en Asie c’est d’éviter sucre et friture car  il y en a partout dans la nourriture thaïlandaise.

Depuis un mois que je sens ce truc qui cloche j’essaie de l’éviter et de manger dans des restaurants vegans uniquement mais là aussi finalement beaucoup de sucre et même de fritures car souvent restaurant vegans = nourriture plaisir. Des burgers, des frites, des smoothies balls, des gnocchis. Des plats très régressifs, ce qui amusant à constater. Le principal problème aussi ici c’est qu’il n’y a pas de produits issus de l’agriculture biologique.

Cycles irréguliers, et si c’était la fatigue mentale?

Je me remets tout doucement à une pratique de même si elle dure 10 minutes et ça me fait du bien. Je m’impose des petites règles qui me permettent de lire plus, de retrouver un rythme qui me correspond à moi sans m’adapter forcément à l’autre.

J’ai du mal à travailler, comme si le fait d’avoir enfin « accouché » des ateliers m’avait vidé d’énergie et de créativité.

Je réalise que mes règles ont du retard. C’est difficile pour moi car c’est devenu mon réconfort, ma récompense et mon horloge suisse fabuleuse qui me permet d’être cyclique. J’adore être cyclique et j’adore avoir mes règles, ne plus avoir de douleurs et surtout cette énergie qui s’en nourrit pour repartir plus légère vers le prochain cycle. Et ça ne vient pas, quelque chose cloche.

 

Cycle irréguliers, lâcher le besoin de contrôle et le stress

Je suis encore dans le contrôle, je suis frustrée qu’elles n’arrivent pas car premièrement il pleut pendant les deux jours ou elles auraient dû être là et cela aurait été parfait.

Surtout, je reste dans cette énergie un peu molle, introspective mais renfermée sur moi ou non ouverte sur les autres, un peu grognon, sensible.

Je décide de respirer, faire confiance à la vie et à mon corps. Mes règles arriveront  certainement avec la lune que mon corps s’aligne à nouveau à elle ce qu’il a fait parfois dans le passé. Je me dis aussi qu’entre temps il y a eu beaucoup : un déménagement et des troubles du sommeil depuis que je suis dans cette maison.

Je profite d’expérimenter la vie dans cette phase du cycle, être dans cet état physique et émotionnel, cette sensibilité et être obligée de continuer à vivre sans s’enfermer, rencontrer des gens, aller à la plage, aller danser et observer comment je vis dans mon corps et dans ma tête d’être consciemment dans une extraversion introvertie.

Cycle irréguliers et peurs des causes possibles

Mon mental s’emballe : et si c’était l’endométriose? et si je ne faisais pas tout juste?  Je bouge moins, je mange mal même si je mange mieux que la majeure partie de la population. Et si j’étais enceinte? cela semble impossible et pourtant cela pourrait être possible?

Faire un test car j’ai 5 jours de retard. Pas envie, pas envie de rentrer là dedans encore, faire pipi sur un bâton, être dans le stress, voir tout se bousculer ou non, bref je n’ai pas envie de me rassurer ou non ainsi. Si c’est ça ce sera ça et sinon je dois me rassurer autrement.

Mon corps veut me dire quelque chose mais quoi? Et si c’était le stress, le reste de ces tremblements de terre qui ont bouleversé mon système nerveux si fragile. Il y a eu du stress encore ces derniers temps, des remises en question, un doute sur la suite, quelle suite donner à ma vieet puis le retour prochain en Europe que j’ai quittée il y a plus d’une année. Je suis heureuse de tout ça mais certaine qu’inconsciemment ça bouscule, ça signifie un changement de rythme, d’environnement, des au revoir, encore.

 

Faux départ

Hier, lendemain de pleine lune, elles sont arrivées. Je suis soulagée. Mon mental s’arrête, je me sens un peu ailleurs toute la journée, j’ai envie de dormir, peu d’énergie. Quand je vais changer ma cup il n’y presque rien. Quand je rentre tard hier soir il n’y a rien. Ce matin rien. Des petits tiraillements mais rien. Le mental reprend. Je respire et je me remets à méditer. Je lâche prise. Tout va bien se passer, respirer, observer, écouter, accueillir et juste… respirer. Lâcher le contrôle, être plus dans mon corps, revenir à ce qui marche, revenir à moi, à mon rythme, mes envies et ma créativité.

Aujourd’hui j’écris, face à la mer. Je vais lire puis aller à un cours de Yin en fin d’après-midi avant de manger une soupe et dormir. Tout va bien.

Je suis fière d’une chose, de partager cet « échec » avec vous et ma vulnérabilité. Accepter que celle qui donne de l’espoir à toutes celles qui ne comprennent pas leur cycle et leur corps, cette femme là a aussi un corps et un cycle qui des fois n’en fait qu’à sa tête!

Cette expression est très choisie et si significative! Accepter que je peux écrire un article juste pour déballer et sans amener de « solutions » et que ça aide aussi, et toi, et moi. Accepter qu’on ne peut pas tout contrôler et surtout pas son cycle et son corps et que c’est un merveilleux signal pour nous remettre face à nous et nos besoins profonds.

 

Aller plus loin

Se connecter aux phases de son cycle : https://en-douceur.teachable.com/p/28-jours-en-douceur

Je te propose un accompagnement sur mesure pour retrouver un équilibre hormonal et diminuer les douleurs de règles : https://en-douceur.com/accompagnement/

 

 

Join the discussion 4 Comments

  • Rita dit :

    Merci pour votre blog et vos articles. Je souffre du syndrome des ovaires polykystiques. J’ai un stérilet au cuivre, plus d’hormones. Mes cycles varient tous les mois. Je suis partie en Thaïlande en janvier, le chaud, décalage horaire et cycle perturbé. Saignement en milieu de cycle, et après. Du coup j’ignore si c’était mes règles ou pas 😊. Ca joue des tours oui, mental, corps, physique et conséquences. Parfois mes seins sont tellement douloureux avant mes règles, d’autres fois pas. Courage à vous et merci pour vos articles.

  • Céline dit :

    Bonjour à toi que je découvre depuis peu😄
    Je commente très rarement mais je me dis qu’il faut vraiment que nous soyons dans la transmission.
    Mon corps et mon esprit n’ont pas vécu la souffrance de l’endométriose mais d’autres. J’avance dans la vie en étant passée par des phases de fortes assurances et une totale symbiose entre mon esprit et mon vaisseau porteur. A d’autres moments, je me suis sentie totalement dissociée comme tant d’autres. J’ai actuellement un cycle long de 35 jours (bien moins que plus jeune où il était de 60 jours) avec la grande phrase »vous n’êtes pas réglée normalement » de la part des professionnels de santé . Ces mots, cette « normalité » m’ont conditionnée. J’avais réussi à conditionner mon corps (je ne sais comment) à être RÉGLER sur 28 jours. Si jamais j’avais du retard, je le vivais mal ! Et puis, j’ai compris ! J’ai compris qu’il faut du temps à mon corps pour assimiler les choses que je vis et qu’une fois que c’est fait je me nettoie de tout ça grâce à mon sang. Alors tout doucement depuis que j’ai pris conscience mon cycle rallonge, je ressens à nouveau mon ovulation, mon corps m’avertit 3,4 jours avant le début de cette période d’élimination et quand j’y suis, dans cet état de léger flottement que j’ai appris à accepter et à apprécier j’essaie de me remémorer ce que j’ai vécu et de n’en garder que l’essence. Mon corps et moi nous retrouvons d’une manière plus consciente.
    Par là je veux simplement que chacune de nous se rende compte qu’elle est sa propre « normalité », qu’elle a besoin du temps qu’il lui faut (parfois plus court, parfois plus long) pour vivre les choses et que surtout personne ne devrait jamais avoir de jugement sur la manière dont nous vivons ces émotions (surtout entre femmes).
    Je prône dès que je le peux le merveilleux du corps de la femme, il suffit bien souvent de décaler la perspective pour découvrir le magnifique.

    Je te remercie mille fois de partager ce qui pour moi n’est pas un échec mais un état et de le faire avec autant de douceur;
    Je t’embrasse tendrement

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